Bitcoin : les jumeaux Winklevoss à l’assaut du marché britannique

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Les jumeaux Winklevoss, qu’on surnomme les « rois du Bitcoin » suite à leur pari fou sur le cours du Bitcoin, semblent s’intéresser au marché européen, en particulier le Royaume-Uni. Avec l’appui de leur plateforme régulée Gemini, ils pourraient s’avérer être des acteurs de poids sur un continent encore peu apte à légiférer sur les monnaies virtuelles.

Les frères Winklevoss détenaient 11 % des Bitcoins en 2012

Qui sont les jumeaux Winklevoss ?

Vous connaissez peut-être les jumeaux Winklevoss grâce à leur apparition dans le film The Social Network, où ils sont dépeints comme les cocréateurs de Facebook qui intentent un procès à Mark Zuckerberg. Mais ces entrepreneurs sont aussi des figures de proue du Bitcoin (BTC). En 2012, avant l’avènement de la cryptomonnaie, ils avaient acheté du Bitcoin contre 11 millions de dollars, soit 11 % de la monnaie en circulation à l’époque.

Grâce à ce pari risqué, ils sont devenus les premiers milliardaires de cryptomonnaies lors de la fulgurante envolée de 2017. En parallèle, les Winklevoss ont également lancé la plateforme Gemini en 2015, qui est devenue un des sites d’échange de cryptomonnaies les plus régulés du moment.

Gemini : une machine à succès

Les rois du Bitcoin ont su tirer les leçons de leur projet d’échange avorté BitInstant, un premier essai hasardeux qui leur avait montré la nécessité de réguler au maximum les échanges de BTC. La plateforme Gemini est très sécurisée, au point qu’elle a été la première à obtenir sa BitLicense par l’État de New York. Cette licence est clé pour pouvoir faire des échanges de cryptomonnaies de manière sécurisée aux États-Unis.

Si la société ne rivalise pas avec les grandes plateformes comme eToro et Coinbase en termes de flux d’argent, elle a cependant une grande influence. Pour l’instant, seuls l’Ether (ETH), le Zcash (ZEC) et le Bitcoin sont disponibles sur Gemini, mais de nouveaux altcoins devraient intégrer prochainement la plateforme, peut-être à l’occasion de son lancement au Royaume-Uni.

Pour le Royaume-Uni, l’urgence est à la régulation des monnaies virtuelles

Au Royaume-Uni : peu de régulations pour les cryptos

Comme beaucoup de pays d’Europe occidentale, le Royaume-Uni peine à faire adopter des réglementations claires en ce qui concerne les cryptomonnaies. Mais cela pourrait bientôt changer. Le 19 septembre, le Comité des Trésors a tiré la sonnette d’alarme en estimant qu’il était temps de créer un cadre pour réguler les échanges de monnaies virtuelles. Selon cet organe gouvernemental, l’état actuel des choses ressemblerait plutôt à un « Far West » où les achats de Bitcoin sur le DarkNet restent courants. L’initiative des frères Winklevoss pourrait donc arriver à point nommé et proposer un début de solution à des marchés encore trop peu encadrés.

Ruée vers l’Angleterre pour les entreprises américaines

La Gemini Trust Company serait prête à signer une demande de régulation E-Money auprès du FCA. Pour beaucoup, c’est le signe que Gemini s’apprête à envahir le marché européen. La firme a ainsi confirmé que son but est de créer un cadre permettant d’« acheter, vendre et stocker des actifs numériques de manière réglementée, sécurisée et conforme ». Et elle n’est pas la première : en avril dernier, c’était le géant Coinbase qui avait reçu une licence E-Money pour commencer à opérer en Angleterre. Qui sera la suivante ?

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